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INSCRIPTIONS

ASSISTANT DE SERVICE SOCIAL
EDUCATEUR SPECIALISE
MONITEUR EDUCATEUR

Résultats Epreuve Ecrite ( AS / ES )
Et convocations épreuves orales (AS / ES / ME )
Suivi de dossier


Si vous souhaitez obtenir des renseignements ne figurant pas sur notre site internet, vous pouvez contacter par mail :

  • Pour l'Etablissement de la Haute-Savoie (Annecy) : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Pour l'Etablissement de l'Ain (Bourg en Bresse) : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Pour l'Etablissement de la Loire (Firminy) : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Pour l'Etablissement de la Savoie (La Ravoire) : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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Documents à télécharger
REGLEMENT DE SELECTION 2010

Vous pouvez accéder aux différents articles du réglement de sélection 2010 en vous reportant aux chapitres ci-dessous ou le télécharger en version PDF dans son intégralité,ou en détail :

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EXAMEN DE NIVEAU ORGANISÉ PAR LA DRASS RHÔNE-ALPES

Vous désirez suivre une formation au métier d'assistant de service social ou d'éducateur spécialisé et vous ne remplissez pas les conditions d'admission aux épreuves de sélection en vue de la formation :

  • D'assistant de service social
  • D'éducateur spécialisé

Vous pouvez vous présenter à l'examen organisé, chaque année, par les DRASS qui vise à apprécier le niveau de formation générale des candidats aux sélections des centres de formation préparant aux diplômes d'Etat d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé ou d'éducateur de jeunes enfants.

Si vous ne justifiez pas de l'une des conditions exigées pour vous présenter directement à la sélection des écoles (baccalauréat, titres admis en dispense, diplômes d'Etat du secteur social ou para-médical, selon les filières, ...) vous devez être ADMIS à l'examen de niveau.

Dates : 3 et 4 décembre 2009

Conditions d'accès à l'examen de niveau :

  • Soit être âgé de 20 ans au moins à la date de clôture des inscriptions à l'examen et justifier à la même date de 24 mois d'activité professionnelle effective ayant donné lieu à cotisation à la sécurité sociale. Sont assimilés à une activité professionnelle : le service national, les périodes consacrées à l'éducation d'un enfant, l'inscription à l'ANPE, la participation à un dispositif de formation professionnelle.
  • Soit être âgé de 24 ans à la date de clôture des inscriptions à l'examen.

Lieu de retrait et de dépôt des dossiers d'inscription :

Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales
Service des Formations Sociales
107 rue Servient
69418 LYON Cedex 03

Date limite de dépôt des dossiers d'inscription :

Au plus tard le 5 octobre 2009, délai de rigueur

Modalités de l'examen de niveau :

3 épreuves :

  • rédaction en 3 h d'un exposé sur une question d'ordre général,
  • étude en 4 h d'un texte argumentatif,
  • renseignement en 1 h 30 d'un questionnaire portant sur des thèmes liés à l'actualité économique, politique, sociale et culturelle.

Les candidats ayant passé avec succès les épreuves de l'examen reçoivent une attestation de réussite d'une validité permanente et nationale, délivrée par le directeur régional des affaires sanitaires et sociales au nom du préfet de région.

Tous renseignements peuvent être obtenus auprès du service des formations sociales de la DRASS
Tél : 04.72.34.31.64

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LE FINANCEMENT DE LA FORMATION

Il existe plusieurs types d'aides financières pour les étudiants entrant en formation :

L'AIDE REGIONALE - Consulter -

LES AIDES DEPARTEMENTALES - Consulter -

LA REMUNERATION POLE EMPLOI - Consulter -

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FOIRE AUX QUESTIONS

Je ne possède pas d'ordinateur, comment puis-je m'inscrire pour la sélection 2010 ?
Les candidats ne disposant pas d'un accès à internet peuvent effectuer leur inscription en se rendant directement dans les établissements de formation de l'IREIS.

Peut-on se pré-inscrire à plusieurs formations ?
OUI, lors de la pré-inscription sur internet, vous devez cocher l'ensemble des formations pour lesquelles vous souhaitez passer la sélection.

Comment recevoir un dossier de pré-inscription ?
Il n'y a pas de dossier « papier », les pré-inscriptions se font uniquement sur notre site internet, rubrique « inscriptions ».

Quelle différence entre ESSP et ESVD au niveau de la formation ?
AUCUNE, la différence se situe au niveau des frais de formation, un étudiant ESVD règle uniquement les frais d'inscription (595 €) puisque sa formation est financée par l'état. Pour la formation ESSP, l'employeur de l'étudiant (ou un organisme financeur) doit obligatoirement prendre en charge le coût de la formation puisque sa formation n'est pas prise en charge par l'état (hors quota).

Qu'est ce que le G.N.I. ?
Le Groupement national des Instituts de travail social. En tant qu'adhérent, nous sommes en mesure de proposer l'admissibilité commune (uniquement AS/ES). A savoir, un candidat qui obtient une moyenne de 10/20 aux épreuves écrites, recevra une attestation d'admissibilité qui lui permettra de se présenter directement aux épreuves orales, en plus de l'IREIS, dans les autres centres de formation adhérents (voir rubrique GNI). De la même façon, un candidat qui passe les épreuves écrites dans un autre centre de formation adhérent, peut, sur présentation de son attestation d'admissibilité, s'inscrire directement pour passer les épreuves orales à l'IREIS.

J'ai passé l'épreuve écrite d'admissibilité pour la formation de Moniteur Educateur l'année dernière, malheureusement j'ai échoué aux épreuves orales, les résultats que j'ai obtenu à l'Epreuve Ecrite d'Admissibilité sont-ils toujours valables ?
OUI, vous pouvez présenter, dans les centres de formation de la région Rhône-Alpes, votre attestation d'admissibilité durant 3 ans. Cette attestation vous permet d'accéder directement aux épreuves orales.

Je souhaite m'inscrire à la formation d'AS et d'ES, mais les épreuves écrites sont le même jour !
Les épreuves écrites sont communes aux deux formations, les notes que vous obtiendrez compteront pour la formation d'AS et la formation d'ES.

Je m'inscris pour la formation de ME (dispensé de l'épreuve écrite d'admissibilité), je sais dès à présent que je ne pourrai pas être disponible à certaines dates pour les entretiens oraux, comment le signaler ?
Vous devez adresser vos indisponibilités dès aujourd'hui au secrétariat pédagogique par courrier. L'IREIS en tiendra compte dans la mesure du possible. Les entretiens débuteront le 1er mars 2010.

Il me semble pouvoir prétendre à un allègement de formation compte tenu de mes diplômes, comment dois-je procéder pour les faire valoir ?
A l'heure des inscriptions, nous ne sommes pas en mesure d'étudier une possibilité d'allégement individuelle. En revanche à l'issue de la sélection, si vous êtes admis, prenez contact avec l'IREIS, vous serez mis en relation avec le responsable de la filière concernée afin qu'il puisse étudier cette éventualité.

A quoi sert le tableau à fournir récapitulant mon parcours professionnel ?
Ce tableau fait partie des pièces à fournir impérativement pour la validation de votre inscription. Il doit récapituler la durée de votre expérience professionnelle (salariée ou bénévole), quel que soit le domaine d'activités. Il n'est pas nécessaire de joindre vos certificats de travail ou autres documents pouvant justifier votre parcours professionnel, vous devez uniquement attester sur l'honneur le nombre d'heures déclaré. Les justificatifs relatifs aux emplois cités seront uniquement réclamés aux candidats admis ou appelés en liste complémentaire pour entrer en formation.
Important : si le nombre d'heures ne correspond pas aux documents fournis, le candidat sera éliminé. D'autre part la durée doit impérativement être indiquée en HEURES.

A quoi correspondent les chèques que vous réclamez et pourquoi faut-il tout envoyer à l'inscription alors que l'on est pas certain de réussir à l'issue du premier groupe d'épreuves ?
Les chèques sont réclamés au moment de l'inscription pour des questions d'organisation et de logistique.
Ils ne seront en aucun cas encaissés avant les dates annoncées (6 janvier 2010 : encaissement des chèques " Epreuve Ecrite d'Admissibilité " ; 22 janvier 2010 : encaissement des chèques du premier groupe d'épreuves (écrit) pour les AS/ES/ME dispensés ; 25 février 2010 : encaissement des chèques du second groupe d'épreuves pour les AS/ES/ME (oraux). Si le candidat est non admis à l'issue des épreuves écrites, le chèque correspondant aux épreuves orales lui sera restitué avec ses résultats par courrier.
Concernant le montant des chèques :
Pour le premier groupe d'épreuves (écrit) Assistant de service social/Educateur Spécialisé : 80 € , pour les Moniteurs Educateurs dispensés l'épreuve écrite d'admissiblité : 32 € (frais d'inscription), pour les Moniteurs Educateurs non dispensés de cette épreuve : 80 €.
Pour le second groupe d'épreuves (oraux) un entretien est égal à 70 €, par conséquent un candidat admis aux épreuves écrites qui va passer l'oral doit régler 140 € (entretien professionnel + entretien psychologue). Si le candidat a demandé deux formations, il règle 140 € + 70 € (70 € pour l'entretien avec le psychologue + 70 € pour l'entretien avec le professionnel AS (exemple) + 70 € pour l'entretien professionel ES (exemple).
Il est à noter que quel que soit le nombre de formations demandées, le candidat ne passe qu'une seule fois un entretien avec un psychologue mais autant de fois que de formations demandées avec un professionnel.

Titulaire du D.E.M.E (ex CAFME), je peux prétendre à une formation d'Educateur Spécialisé dite "passerelle", comment dois-je procéder ?
En premier lieu il s'agit de passer la sélection ES et de fournir lors de l'inscription votre diplôme de Moniteur Educateur.
Dans le cadre de la réforme du D.E.E.S, il a été ajouté que pour prétendre à une formation "passerelle", le candidat doit justifier de 2 années de travail sur un poste éducatif. La formation d'une durée de 18 mois débutera pour l'année scolaire 2010/2011 en janvier 2011. Pour plus d'infos, télécharger le document explicatif.

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ANNALES
SELECTION 2009

EPREUVE ECRITE "D'ARGUMENTATION"
3 pages maximum
La notation ne sera pas fondée sur une appréciation normative des idées développées.


FOURNIER Jean-Louis - Où on va, papa ?, Paris, Stock, 2008, p.41

Jean-Louis Fournier, père de deux enfants lourdement atteints de déficience mentale, raconte l'anecdote suivante : "En tant que père de deux enfants handicapés, j'ai été invité à participer à une émission de télévision pour témoigner. J'ai parlé de mes enfants, j'ai insisté sur le fait qu'ils me faisaient rire souvent avec leurs bêtises et qu'il ne fallait pas priver les enfants handicapés du luxe de nous faire rire. Quand un enfant se barbouille en mangeant de la crème au chocolat, tout le monde rit; si c'est un enfant handicapé, on ne rit pas. Celui-là, il ne fera jamais rire personne, il ne verra jamais des visages qui rient en le regardant, ou alors quelques rires d'imbéciles qui se moquent. J'ai regardé l'émission, qui avait été enregistrée. On avait coupé tout ce qui concernait le rire. La direction avait pensé qu'il fallait penser aux parents. Ça pouvait choquer."

Vous semble-t-il possible de rire de personnes affaiblies ? Dans quelle mesure, et dans quelles situations? Argumentez.

EPREUVE ECRITE "DE SYNTHESE"
Faire une présentation synthétique de ces deux textes en 1 page maximum.

Texte N°1
Auteur : MORIN Edgar Ethique, La méthode, tome 6, Paris, Seuil, 2004, p. 113

"L'être humain perçoit autrui comme un moi à la fois différent et semblable à lui. L'autre partage ainsi une identité commune avec moi tout en conservant sa dissemblance. Quand il apparaît comme semblable, il porte une potentialité fraternelle. Quand il apparaît comme dissemblable plutôt que comme semblable, il porte en lui une potentialité hostile. D'où les rites de rencontre avec autrui, serrements de main, salutations, formules de politesse, pratiques pour attirer sa bienveillance ou désarmer son hostilité. Quand l'altérité prend le dessus sur la similitude, l'autre apparaît surtout comme un étranger, étranger à notre identité individuelle, voire à notre identité ethnique ou nationale. Il peut sembler parfois affecté d'une ''inquiétante étrangeté'' qui dissipe en nous le sentiment d'identité commune. Quand l'esprit est aveuglé par la colère, la haine ou le mépris, la différence s'exaspère et autrui est exclu de l'identité humaine. (...) Par contre, la sympathie, l'amitié, l'affection, l'amour intensifient le sentiment d'identité commune. (...) Le sujet humain porte en lui un double ''logiciel'', l'un égocentrique, l'autre altruiste."

Texte N° 2
Auteur : REVAULT D'ALLONES Myriam L'homme compassionnel, Paris, Seuil, 2008, pp. 99-100

"Le déferlement compassionnel auquel notre société est aujourd'hui en proie rassemble tous les symptômes d'une grande confusion. Confusion de la sympathie (au sens originel du terme) et de la fusion affective, de l'émotion et de l'analyse, de la saisie en ''temps réel'' et du temps différé nécessaire à la compréhension, de la morale et de la politique, des satisfactions pulsionnelles immédiates et du sens de l'action dans un monde commun. Il est certain que le triomphe de la similitude - dans lequel s'inscrit le penchant compassionnel - ouvre la voie à tous les dérapages, et en particulier, comme le montre l'actualité, aux dérapages politiques. La ''politique'' compassionnelle est le contraire d'une politique, la ''démocratie'' compassionnelle est une démocratie dévoyée, la morale compassionnelle est un substitut affaibli et détourné de ce que Max Weber appelait ''l'éthique de conviction'', laquelle se voulait au moins fidèle à une exigence inconditionnelle : le devoir, l'idéal, la religion, la grandeur d'une ''cause'', etc. La figure de ''l'homme compassionnel'' est au cœur d'une configuration complexe (...): s'y enchevêtrent la rancœur liée au désir d'égalité, les processus de déliaison qui se conjuguent à la massification, la rupture des solidarités, le triomphe de la ''mobilité'' et surtout la promotion de l'individu souffrant au détriment de l'individu agissant. Encore faut-il, à partir de cette dernière opposition, ajouter un rectificatif de taille. La promotion de l'homme souffrant va aussi de pair avec celle d'un certain type d' ''homme agissant'', mais pas n'importe lequel : celui de ''l'entrepreneur'' pour qui ''l'esprit d'entreprise'' tient lieu de sésame. Dès lors, la capacité politique du citoyen devient bien peu de choses au regard de cette efficacité érigée en modèle dans un ''vivre-ensemble'' compétitif. On le constate chaque jour dans la politique (...) : l'empathie compassionnelle, qui succède instantanément, quasiment en temps réel, à chaque fait divers, et le pragmatisme tous azimuts font apparemment très bon ménage..."

SELECTION 2008

EPREUVE ECRITE « D’ARGUMENTATION »
3 pages maximum
La notation ne sera pas fondée sur une appréciation normative des idées développées.

Derrière la définition du mot “ autorité ”, explique le sociologue Michel Fize*, “ on remarque que les adolescents rejettent clairement l’autorité autoritaire et définissent un enseignant qui a de l’autorité comme celui qui sait s’imposer, intéresser son public, celui qui possède des valeurs, une personnalité ou des qualités pédagogiques. L’autorité à laquelle les adolescents pensent est une autorité de compétence, qui tient moins du statut que des valeurs de l’individu. ”

*Auteur de “ Les Interdits, fondements de la liberté ”, Presses de la Reconnaissance, 2004.

Que pensez-vous de cette définition de l’autorité ?
Argumentez pour confirmer, infirmer ou compléter cette citation.

EPREUVE ECRITE « DE SYNTHESE » :
Faire une présentation synthétique de ces deux textes EN 1 PAGE MAXIMUM

Texte n° 1
Auteurs : Bruno CROZAT “ Autant d’illettrisme en ville qu’à la campagne ” - Extrait. Lien social – 26 avril 2007 – n° 838

En janvier 1984, La Documentation Française publiait un rapport intitulé “ Des illettrés en France ”, qui dressait un état des lieux de la situation dans le pays. La presse s’est fait l’écho de cette préoccupation en annonçant des chiffres proches du grand écart. France-Soir parlait de 400 000 français illettrés, Le Matin de 7 à 8 millions, Le Progrès à Lyon annonçait 15 % de la population…
La dernière étude sur l’illettrisme de l’Institut National de la statistique et des études économiques (Insee) publiée en 2006, montre que 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans résidant en France métropolitaine et ayant été scolarisée en France, est en situation d’illettrisme, soit 3,1 millions de personnes. Des modules spécifiques, dont celui de l’ANLCI, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme, permettent d’évaluer le niveau de compétences pour les savoirs de base. En effet, une personne en situation d’illettrisme est une personne qui a été scolarisée en France mais ne maîtrise ni la lecture, ni l’écriture, ni le calcul, ni les compétences de base pour être autonome dans des situations simples de la vie quotidienne.
L’enquête a débuté en 2002, elle a été publiée en 2006. “ Cette enquête et ces chiffres sont déterminants et essentiels ”, affirme Hervé Fernandez, secrétaire général de l’ANLCI, “ ils nous permettent de mieux connaître les personnes. L’enquête est nationale, mais elle territorialise par région les données obtenues et nous permet de mieux savoir où faire porter nos efforts. En Ile-de-France, par exemple, nous savons que 20 % des chômeurs et 30 % des ouvriers non qualifiés sont en situation d’illettrisme. C’est un chiffre très élevé. ” L’enquête révèle ainsi que l’illettrisme touche autant les jeunes que les vieux, les chômeurs que ceux qui travaillent, et plus souvent les hommes que les femmes. Plus de la moitié des personnes concernées ont plus de 45 ans, 57 % des personnes en situation d’illettrisme ont un emploi, 59 % d’hommes sont concernés contre seulement 41 % de femmes. L’enquête montre que dans les zones urbaines sensibles, le pourcentage d’illettrés s’élève à 18 %. La répartition en revanche s’équilibre entre les zones faiblement peuplées - les secteurs ruraux et les villes de moins de 20 000 habitants - et les grands centres urbains. Ces chiffres sur la répartition de la population en situation d’illettrisme démontrent que l’ensemble de la population est concernée par cette question. Ils déterminent également les stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre l’illétrisme. […]
La notion d’illettrisme évolue. La société bouge, les savoirs de base nécessaires à l’insertion changent également. Autour du noyau traditionnel qui regroupe les compétences linguistiques, mathématiques et cognitives, la pression sur d’autres compétences s’accélère avec les évolutions de la société : savoir se servir d’un ordinateur, utiliser une langue étrangère, développer des capacités de communication et de coopération. C’est pour cette raison que l’ANLCI insiste sur la formation et la mobilisation des parents pour prévenir l’illettrisme dès l’enfance. […]
La référence reste fondamentalement la capacité à s’intégrer dans son environnement quel qu’il soit.

Texte n° 2
Auteur : Jacqueline DE LINARES Extrait : “ Fautes en vrac… à la fac ” Le Nouvel Observateur – septembre 2007 – n° 2235 “

C’est la bérézina orghographique ! ” Le cri du cœur est unanime. Chargés de cours ou profs, jeunes trentenaires ou proches de la retraite, affectés dans des facs parisiennes ou provinciales, partisans des méthodes anciennes ou modernes, ils font tous le même constat : au bout de la chaîne scolaire, après douze ans de primaire et de secondaire, pour nombre d’étudiants, de graves lacunes n’ont toujours pas été comblées. “ En début d’année, il n’y a pratiquement pas de copies sans fautes quel que soit le niveau de l’élève ”, note Christophe Bigot, 31 ans. Il enseigne pourtant à la crème des étudiants. […] “ Le tout venant, c’est dix à douze fautes, mais j’ai pu en recenser jusqu’à une cinquantaine dans une copie de licence ”, explique Jean-François Guennoc, chargé de cours à Paris IV. Il n’est pas le seul à avoir fait cette observation. Même des étudiants qui rêvent de prendre un jour la plume et de devenir journalistes sont touchés. “ Voilà plusieurs années que nous avons dû instituer une épreuve de dictée au concours d’entrée ”, explique Edith Remond, professeur à l’IJBA, l’Institut de Journalisme de Bordeaux. […] Aux lacunes orthographiques s’ajoutent des difficultés de vocabulaire. Professeur à Paris XIII, université de Villetaneuse, située en Seine-Saint-Denis, Michel Mathieu-Colas a demandé à ses élèves de première année de lettres modernes de définir certains mots. Résultats étranges : “ homicide : meurtre à domicile ”, “ xénophobe : qui a peur quand il est enfermé ”, “ autochtone : qui aime vivre la nuit ”, “ sporadique : drogué du sport ”. Michel Mathieu-Colas commente : “ ce ne sont pas seulement les élèves de Villetaneuse mais toute une génération qui se trouve en difficulté avec la langue française. […] Nos étudiants sont conscients de leurs difficultés, et ils en souffrent. ” Ensuite, cet universitaire se fait du souci pour l’avenir professionnel de ces jeunes : “ On entend dire que l’orthographe, ce n’est pas capital. Quelle hypocrisie ! Les recruteurs qui liront un jour les lettres de candidatures ne diront pas, eux, que ce n’est pas important. ” Enfin, lorsqu’on ne met pas la même chose derrière le sens des mots, on ne se comprend plus.

SELECTION 2007

EPREUVE ECRITE « D’ARGUMENTATION »
3 pages maximum
La notation ne sera pas fondée sur une appréciation normative des idées développées.

Quels arguments choisirez-vous pour conforter ou infirmer ce jugement de Philippe Breton dans son ouvrage intitulé « L'utopie de la communication » (Editions La découverte) ? « Les médias sont devenus aujourd'hui incontournables car ils sont désormais le seul lieu où l'on trouve des informations permettant de décoder les différents univers dans lesquels nous évoluons. Il faut prendre garde, d'ailleurs, de ne pas y voir ni un machiavélisme pervers, ni une perte par rapport à un passé idéal. Les médias ne font après tout que remplir un vide dont ils ne sont guère responsables. On sait bien que là où les communautés restent fortes et influentes sur leurs membres, l'impact des médias est qualitativement différent. L'impact des médias est donc relatif à la nature du lien social dans lesquels ils interviennent. »

EPREUVE ECRITE « DE SYNTHESE » :
Faire une présentation synthétique de ces deux textes EN 1 PAGE MAXIMUM

Texte n° 1
Auteurs : Stéphane BEAUD et Michel PIALOUX « Emeutes urbaines, violence sociale » - Extrait. Le monde diplomatique – juillet 2001

L’explication dominante sur ce type de violences urbaines commence toujours par la désignation des participants aux événements (« meneurs », « casseurs » ou « voyous ») qu’il conviendrait d’emprisonner. Il se poursuit par le ciblage de micro-groupes qu’il suffirait d’isoler pour rétablir le calme. Ce discours sécuritaire a la particularité d’occulter la genèse des attitudes et des groupes étiquetés comme déviants. Il repose sur une dichotomie opposant, d’un côté, un noyau de « violents », irrécupérables et non rééduquables, de l’autre, les jeunes qu’il conviendrait de protéger contre la contamination des premiers. Pourtant, un jeune réputé « sans problème » peut très bien receler un potentiel de violence et de révolte. Si la manifestation du surlendemain a été un échec, c’est que beaucoup n’ont pas voulu participer à la « curée » qui s’annonçait contre les jeunes. Il était, à leurs yeux, trop facile de crier haro sur la jeunesse sans prendre en compte d’autres dimensions de la vie du quartier : dégradation des immeubles, surveillance policière omniprésente, contrôles d’identité au faciès à répétition et parfois musclés... Il ne s’agit pas de donner des « excuses sociologiques » (pour reprendre une expression particulièrement malheureuse de M. Lionel Jospin) au comportement de ces jeunes mais de tenter de comprendre leur genèse sociale. Et de replacer cet événement ponctuel qu’est une émeute urbaine dans le temps plus long de la crise qui a secoué le monde ouvrier, et plus largement les classes populaires au cours de ces vingt dernières années. […] La violence de l’émeute urbaine exprime la haine, souvent retournée contre soi, d’un groupe socio-culturel particulier : des enfants d’immigrés, qui ont subi une élimination scolaire précoce - ou qu’on a orientés vers les « sales » lycées d’enseignement professionnel (LEP) de la région - et qui se sentent enfermés dans un destin de losers. Marquée négativement par l’institution scolaire, souvent sans repères familiaux, en rupture, cette génération est à la fois endurcie précocement par les épreuves de la vie (familles pauvres, monoparentales, etc.), et rebelle, dès l’école primaire, à la plupart des formes d’autorité institutionnelle. Elle a du mal à reconnaître une quelconque légitimité aux institutions. La violence qu’elle exprime plonge ses racines dans l’ordre social, mais aussi dans le quartier, dans les familles, dans l’histoire. Comment ne pas mentionner l’histoire des pères ? Dans les années 1960-1970, Peugeot est allé les chercher - jeunes, analphabètes et en pleine force physique - dans les régions rurales du Maroc ou de la Turquie. Les enfants savent que leurs pères se sont toujours retrouvés au plus bas de la société. Que ce soit à l’usine ou à l’extérieur, dans les quartiers HLM (où ils ont été concentrés dans les blocs les plus « pourris ») ou dans la vie sociale, les immigrés, objets de manipulations politiques, ont été traités comme des « sans-droit ». Or ce qui ressort des entretiens avec les enfants, c’est d’abord leur refus de reproduire le schéma de ces parents surexploités, maltraités socialement, « ultra-dominés » ici et ailleurs (dans le monde arabe, à l’échelle planétaire) et qui auraient toujours subi sans résister. Cette perspective leur fait horreur, d’où leur intention de venger d’une manière ou d’une autre l’honneur social de leurs parents, trop longtemps bafoué par les « Blancs » (comme certains disent pour désigner les « Français »).

Texte n° 2
Auteurs : Didier Lapey-ronnie et Laurent Mucchielli « Piégés par la République » - Extrait. Libération – 9 novembre 2005

Certes, l’émeute libère la colère et la violence, les petits délinquants s’en donnent à cœur joie. Pourtant, ces « violences urbaines » ne sauraient être réduites à la seule question de la loi et de la norme. Dans les années 1960, il aurait été absurde de ramener les petits groupes de Black Panthers à de simples délinquants. Il y a un siècle et demi, Gavroche, qui effrayait tant la bonne société, aurait pu mourir en volant le portefeuille d’un bourgeois aussi bien que sur une barricade. L’émeute et la violence urbaine charrient toutes les déviances qu’elles mêlent au sentiment d’une humiliation démultipliée. Une humiliation scolaire. L’école n’est pas vécue par une partie de ces jeunes comme un instrument de promotion mais comme le lieu d’une sélection qui transforme leur destin social en autant d’humiliations personnelles. A leurs yeux, la promotion par l’école est réservée à d’autres, qui savent tirer tous les bénéfices et qui sont généralement des « Blancs » quand eux sont généralement des jeunes issus de l’immigration. Ne serait-ce pas ces mêmes « jeunes de banlieue » qui, au mois de mars dernier, dépouillaient et frappaient les lycéens venus manifester pour défendre leur école ? Une humiliation économique. Tandis que nous commentons des hausses ou des baisses d’un taux de chômage national entre 8 et 9%, la situation d’une partie de la jeunesse est sans commune mesure. Le taux de chômage des jeunes à Clichy-sous-Bois tourne autour de 30 %. Et si l’on cible les jeunes nés de père ouvrier et sortis de l’école sans diplôme ou avec un simple CAP, le taux de chômage dépasse les 50 % dans la plupart de ces quartiers qui s’enflamment de nouveau aujourd’hui. Sans emploi, impossible d’accéder à un logement et d’envisager de pouvoir fonder sa propre famille. La vie « normale » est interdite. […] Du « modèle social français », ils ne connaissent que le chômage ou l’intérim, les emplois aidés et la dépendance aux services sociaux, tout un univers « gris » protégeant de la misère mais enfermant dans la précarité et semblant n’avoir aucune issue. Cet univers est alors vécu comme un « piège » dans lequel ils survivent loin de la « vie normale » des « nantis », et dans lequel ils ont le sentiment que leur vie s’en va sans pouvoir être véritablement vécue. Ils se sentent coincés dans une « nasse » qui sert finalement à les maintenir à l’écart d’une société qui ne veut pas d’eux.

SELECTION 2006

EPREUVE ECRITE « D’ARGUMENTATION »
3 pages maximum
La notation ne sera pas fondée sur une appréciation normative des idées développées.

Que pensez-vous de l’affirmation de François Ricard : « Aussi nobles que soient leurs intentions, tout se passe comme si les adultes de la génération précédente, agissent bel et bien de manière à conserver leurs positions dans la société et à se protéger à l’avance contre ceux et celles par qui ces positions pourraient être menacées. Ainsi la jeunesse continue de leur appartenir en propre et personne ne peut la leur ravir. François Ricard « La génération lyrique » Climats.

EPREUVE ECRITE « DE SYNTHESE »
Faire une présentation synthétique de ces deux textes EN 1 PAGE MAXIMUM

Texte n° 1
Auteur : David Lodge « Un tout petit monde » - Editions Rivages, 1991

Comprendre un message, c’est le décoder. Le langage est un code. Or, tout décodage est un nouvel encodage. Si vous me dites quelque chose, je vérifie que j’ai bien compris votre message en vous le redisant avec mes propres mots, c’est à dire avec des mots différents de ceux que vous avez utilisés, car si je répète exactement vos paroles vous ne saurez pas si je vous ai bien compris. En même temps si j’utilise mes propres mots, cela implique que j’ai changé votre sens, bien que très légèrement ; et à supposer même que vicieusement je vous renvoie votre message mot à mot pour vous dire que je l’ai bien compris, cela ne garantit nullement que j’ai enregistré le même sens que vous dans ma tête, car j’apporte à ces mots une expérience différente du langage, de la littérature et de la réalité non verbale, si bien que ces mots ont pour moi un sens différent de celui que vous leur donnez. Et si vous pensez que je n’ai pas compris le sens de votre message, vous ne vous contentez pas de le répéter avec les mêmes mots, vous essayez de l’expliquer avec des mots différents du moins de ceux que vous avez utilisés à l’origine, mais alors votre message n’est plus exactement le même que celui que vous vouliez faire transmettre au début. Et de ce fait, vous n’êtes plus en tant que sujet parlant, celui que vous étiez au début. Il s’est écoulé du temps depuis que avez ouvert la bouche pour parler, les molécules de votre corps ont changé, ce que vous vouliez dire a été remplacé par ce que vous avez effectivement dit, et fait maintenant partie intégrante de votre histoire personnelle que votre mémoire a enregistré très imparfaitement. La conversation est en somme une partie de tennis qu’on joue avec une balle en pâte à modeler qui prend une forme nouvelle chaque fois qu’elle franchit le filet…

Texte n° 2
Auteur : Nicolas Journet « Les linguistiques de la communication » Sciences Humaines, n° 51, Juin 1995

Si le sens des messages dépend du contexte, des situations présentes et antérieures, de ce que d’autres ont dit avant et d’éléments implicites plus ou moins accessibles au destinataire, alors la communication verbale ne peut reposer sur la seule combinaison d’un lexique et d’une syntaxe. Ensuite, il apparaît qu’utiliser le langage, ce n’est pas seulement dire quelque chose, c’est agir. C’est le sens de la notion « d’intention de communication » qui tend à se substituer à celle de signification. Vouloir dire c’est vouloir qu’un énoncé ait un certain effet sur un auditoire, ne serait-ce que simplement faire comprendre le contenu de l’énoncé. Pour cela, les compétences de chacun ne sont pas identiques, non plus que les stratégies. Enfin, comment admettre que le contenu de l’énoncé puisse être considéré comme spécifique, alors qu’il peut être modifié par la réponse que lui donnera son destinataire ? Ce phénomène d’interactivité remet en cause l’idée que les mots auraient un sens, en dehors des échanges de communication. Ainsi, le processus de communication verbale apparaît plus complexe que ne le supposait la théorie de l’information : l’idée que les mots reflètent le monde et transportent le sens, recule au profit d’une conception où tout discours a plusieurs niveaux de signification.

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Procédures d'admissibilité

L'avancée progressive vers des procédures de sélection harmonisées est une orientation politique forte en vue de manifester auprès du grand public, des partenaires et des administrations, l'existence concrète du groupement.
Il est décidé pour la rentrée 2010 que tout candidat admissible à la première série d'épreuves dans un institut adhérent au GNI, peut faire valoir cette admissibilité pour accéder aux épreuves orales dans un autre institut du GNI.

Cliquez ici pour plus d'informations

Formations concernées :

  • Assistant de Service Social
  • Educateur Spécialisé

Sont déclarés admissibles les candidats ayant obtenu au moins la note de 10/20 à la première série d'épreuves (moyenne effectuée sur la synthèse et l'argumentation, sans note éliminatoire).
Les instituts notifieront aux candidats la décision d'admissibilité (avec la note afférente).
Les candidats souhaitant s'inscrire directement aux épreuves orales à l'IREIS Rhone-Alpes, doivent adresser leur attestation d'admissibilité GNI (document délivré par le centre de formation où ils ont passé le premier groupe d'épreuves). A réception, l'IREIS leur transmettra la liste des pièces à fournir pour la constitution de leur dossier d'inscription.
Les candidats pourront s'inscrire dans le ou les instituts de leur choix jusqu'au 25 mars 2010 (cachet de la poste faisant foi).

LISTE DES INSTITUTS mettant en oeuvre la procédure d'admissibilité commune

Les candidats admissibles dans l'un de ces instituts, peuvent faire valoir cette admissibilité dans les autres instituts de la liste. Cependant, ils ne peuvent la faire valoir pour revenir vers un institut dans lequel ils ont échoué aux épreuves écrites.

Coordonnées de ces instituts sur le site internet du GNI : gni.asso.fr (rubrique "concours d'entrée")

Attention : si vous êtes admis suite aux épreuves écrites, les informations suivantes :

  • vos noms, prénoms, date de naissance,
  • département d'habitation,
  • notes à l'épreuve écrite,
  • types de filières auxquels vous êtes admissibles ;

feront l'objet d'un traitement informatique et sont destinées aux services admissions des instituts qui pratiquent l'admissibilité commune au sein du GNI.

Conformément à la loi "informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
Si vous souhaitez exercer ce droit et obtenir communication des informations vous concernant, veuillez vous adresser à :

Espace technique du GNI
250 bis bd Saint-Germain
75007 PARIS
Tél : 01.49.12.92.60
Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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